B.12 Punta Begoña il y a 4.500 ans5.

1. Le Chalcolithique.

C’est au Chalcolithique (2.500-1.800 av. J.-C.) où se produit l’intensification des processus qui commencèrent à se développer à la fin du Néolithique (3.300-2.500 av. J.-C.).
Ainsi, l’habitat en plein air s’étend progressivement, à travers des occupations sous forme de petits villages de cabanes construites avec des matériaux périssables (bois, paille et terre), en substitution des habitats en grotte. Un changement accusé dans le mode de vie des populations, auquel s’ajoute la tendance progressive vers l’agropastoralisme, même si, pour le moment, la cueillette de végétaux sauvages continue à être fondamentale pour leur subsistance. Par ailleurs, la formule d’inhumation collective connaît un essor important, à travers la construction de monuments architecturaux à cette fin : les dolmens. Les ustensiles pour leur part continuent à être en pierre, en os et en céramique, et ce n’est que dans les phases finales du Chalcolithique que l’on atteste les premières manifestations métallurgiques.

2. Le site de Punta Begoña

La constatation de la présence d’un site du Chalcolithique initial au niveau de la terrasse supérieure des Galeries de Punta Begoña met en évidence que déjà à une époque préhistorique ce lieu constituait un point du paysage stratégique d’où contrôler le territoire.
Les restes exhumés à cette date correspondent à un lieu qui servit d’habitat à un groupe de villageois de manière temporaire. C’est pourquoi les activités qui s’y réalisaient étaient liées à la subsistance. Les futures campagnes d’excavation apporteront plus d’informations sur celles-ci.
Pour le moment, on peut résumer les évidences trouvées en deux grands fonds de cabane, quatre rabaissements –qui pourraient correspondre à des structures auxiliaires associées à ces deux grands fonds- et une série de matériaux archéologiques.

  • Fonds de cabane : il s’agit dans les deux cas de rabaissements effectués dans le substrat géologique, avec un développement inégal. Ces fonds correspondent à l’empreinte laissée dans le sol par ces constructions en bois, paille et terre.
  • Rabaissements: il s’agit dans les quatre exemples excavés de trous circulaires, de dimensions réduites, qui ont pu servir à contenir des aliments ou simplement de zone d’entreposage.
  • Matériaux archéologiques : outre la céramique –lisse-, quelques fragments d’os, des restes de scorie et de silex indéterminés, il a été possible de récupérer certains objets travaillés en silex. Parmi eux, distinguer tout particulièrement une pointe de flèche.
 

 

Figura 1. Recréation de site en plein air au Chalcolithique (Source : www.galiciamaxica.com]

 

Figura 2. Fond de cabane non excavé, 2019 (Source : Groupe de recherche sur le patrimoine bâti, UPV/EHU)

 

Figura 3. Fond de cabane excavé, 2019 (Source : Groupe de recherche sur le patrimoine bâti, UPV/EHU)

 

Figura 4. Pendentif apparu dans les fouilles, 2019 (Groupe de recherche sur le patrimoine bâti, UPV/EHU)

 

Figura 5. Détail de la pointe de flèche, 2019 (Groupe de recherche sur le patrimoine bâti, UPV/EHU)